- Lettre ouverte à la vie -

 

 

Si dans mes pleurs, ceux qui s'expriment en mon for intérieur

Face à cette vie, celle qui m'inspire dans mes jours extérieurs

S'il existe une poèsie qui puisse fleurer les sentiments

Face aux jours qui se brisent contre ces rocs événements

 

Comme une musique qui résonne dans ma tête

Comme cette valse qui enchante cet air de fête

Pour unir ces forces, espérer un jour les sublimer

Pour créer ce monde, aimer des secondes d'éternité

 

Il y a une puissance d'où jaillit plus d'un flambeau

Il y a un esprit d'où fusionne ce qui doit être beau

Et nos envies ne cesseront d'être l'instant du bonheur

Et nos gestes infligeront ces instincts pour notre malheur

 

Mais cette rose nous donne la liberté de s'aimer

Mais ce mirroir nous envoie les traits de la beauté

Certes je ne puis exprimer ce qui au fond est inné

Certes, mais faut-il noircir la lumière de nos pensées ?

 

Il est difficile aujourd'hui de dire ce que l'on est

Il est merveilleux d'y dédier ce sentiment inspiré

Cette gloire n'est qu'un attrait de ce qui est expiré

Cette ivresse ne s'imprime que sur fond de gaiété.

 

Une blessure, justement celle-là ou l'autre, pour guérrir nos blessés

Une figure, peut-être ce masque ou le suivant, pour cet air figé

Un espoir, fruit de la foi ou de l'aboi, pour nous illuminer

Un amour, juste un, le bon, le vrai, pour pouvoir nous flamber

 

Il est des choses pour lesquelles on ne guerrit jamais

Il en est un qui nous permet chaque jour d'espérer

La mémoire est la conclusion de tous nos déboires

La vie selon cet amour est le début de la mémoire

 

Ici, si je veux, je puis être aimé

Ici, si je peux, je veux être aimé

Là, au fond du moment, je puis enfin oser

Là, à la chaleur du temps, je veux enfin oser

 

Comme une musique qui trotte dans ma petite tête

Et mon rêve nourrit l'essence de cet air qui le fête

Comme une valse où tourbillonne ce qui me reste en tête

Où mon amour jaillit pour asperger cet espoir qui m'entête

 

Rond, rond, rond, petit patapon et tourne au fond

Blond, blond, blond, charmant chérubin qui donne le ton

Folles idées qui s'empressent, et, charcutent le bouchon

Train, train, train au petit quotidien, prenez donc le bon !

 

 

                    Merci...

                        et, vie !

 

 

 

 

EsteBan HACHE

le 4 novembre 1997

Copyright : Poèmes "- Lettre ouverte à la vie -"

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