(histoire proposée pour de grands avertis)
Avec surprise, elle me prit la main. Sans que je n'eus le temps de réagir, elle me jeta à terre, d'une prise martiale. Malheureusement pour moi, ma tête se cogna contre un bois, puis je m'évanouis dans un état de coma, certes bref mais bien "évaporé". Juste le temps de dire, plutôt de murmurer : "Saleté de tigresse, tu me surprendras toujours..."
Au réveil, un peu lourd, je me retrouve nu sur le lit dans la chambre. Elle, coquine, m'attend drapée comme une reine sous lequel je devine des formes plutôt appréciables ... Du moins que je ne cesserais d'apprécier.
Quel moment délicieux !
Oui, je devine que le plus tendre est à venir.
Elle se tient debout, devant moi. Fine comme une danseuse, les jambes mêlées d'un pas de danse, pliées, apprêtée pour un saut de félin sur la proie que je suis devenu. D'un geste de la main, le drap tombe de son épaule pour glisser lentement sur son corps. Celui-ci dévoile un sein, au demeurant charmant, puis son jumeau, fort agréable, pour s'alourdir sur les hanches. Là, d'un petit va-et-vient du fessier, elle continue à se libérer pour finir l'apothéose par un gracieux mouvement, jeu de jambes, si fin, si délicieux.
" Oh, mon Dieu..."
Quel délice !
Telle une vénus, ma tigresse vient de renaître, flambeau de grâce et tissu de beauté insondable. Elle pose un de ses fins pieds sur le bord du lit, s'élève dans les airs, majestueusement pour retomber dessus moi telle une plume caressante, chatoyante à la forme fine et délicate. " Hum, quel velours ! " ... Une fois sur moi, je sens l'odeur de son musc naturel qui m'envoûte doucement. Subtil parfum de cannelle et de rose, commence alors l'enchantement, la danse du rut.
Sa peau de velours glisse sur moi, cherchant une prise indéfinie, palpant les zones érogènes d'une douceur infiniment incroyable. La tension s'installe, monte, flamboyante comme un feu crépitant, rugissant de ses couleurs les plus vives. Sa bouche croise la mienne, se pose, s'arrache, se repose. Puis elle se met à me lécher l'oreille, me dévore du regard, et de la bouche. Mon corps commence à s'humidifier sous l'étreinte de feu. Ses ongles me déchirent, me lassèrent d'une lenteur terrible. Puis sa main me prend, doucement me caresse, m'excite vivement. La pression monte en moi, me gonfle et me tend définitivement. Sur quoi, la tigresse s'installe dans un rugissement pourfendant, empalée par la vigueur, la fougue du pic montant, descendant, cadencé par un rythme foudroyant.
Sous la pression de mes propres touchers la féline se tend, s'arque boute violemment jusqu'au point de rupture. L'intensité est puissante, énorme, comme un orage qui se gonfle, gronde et qui dans sa rage s'apprête à exploser, balayant avec vigueur ce qui se trouve sur son passage.
Le ballet touche à sa fin ; le geyser, arrivant du plus profond des méandres charnels, jaillit dans une explosion fulgurante. La belle savoure l'instant, minaude, se détend. Ses yeux flambent, enivrés d'adrénaline, par la joie du moment ; ses yeux rient ...
La féline se délecte de l'intrusion finale ; puis me relâche, me laisse tomber dans un "pouf" absorbé par l'humidité de la literie ...
S'installe l'extase, moment délictueux, délit de cette chevauchée ; finale savoureuse de la sauvagerie. Oui, l'extase ...
L'EXTASE.
La belle tombe à mes côtés, laissant s'échapper un félin miaulement de plaisir et de contentement.
Nous nous jurons mutualité, égalité ... jusqu'à la prochaine chevauchée sauvage, parfum exhalé de l'amour violent et terrible des deux êtres que nous sommes devenus l'un pour l'autre, l'un à l'autre.
Jusqu'à la prochaine ...
Vivement la prochaine!
FIN
EsteBaN HACHE
[ Nouvelle : LA CHEVAUCHÉE SAUVAGE ][œuvre original][source de l'œuvre]
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