Ah, combien je ris quand j'entends l'Homme
Qui, de toute sa hauteur prise, se croit capable
De résoudre ses problèmes dont il est pleinement malade !
Bien courte est sa Mémoire : du Jour Fruitier en sa paume
Aux Heures de ce siècle, où il se sent bien trop valable ;
Malgré l'Histoire, empreinte de sa malheureuse balade...
Politique, quand il arrangue le sceptre gouvernemental
Religieux, lorsqu'il prend pour foi sa crédule croyance
Commercial, où son avarice refléte une trébuchante présence
Militaire, S'il s'ordonne plein d'attaque ou contre-défense
Social, dès qu'il s'appitoie sur sa fébrile mouvance
D'un but commun en échecs : ... Être, un vécu fondamental
D'un meurtrier mensonge, disparu de l'Endroit, peu banal
Car meilleur il se croit, afin de résoudre sa vie bien vénale
Oublié l'Être : En Référence, pour y construire son autre monde
De sa philologie, où son Bien-Mal, Être, fortement y abonde
Et la foison de ses assurances, en fait toute l'Histoire
Où Echec et Réussite remplissent à vider sa courte Mémoire
Dans son Savoir, Seul, il se cherche son bel Espoir
Lui, Homme, il y a perdu la notion du seul Faire-Valoir !
EsteBan HACHE
Jeudi 15 février 1996
[ Critique : Histoire de l'Homme : Mémoire contre Espoir ][œuvre original][source de l'œuvre]
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